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Prévention du cancer du sein : suivez les 6 conseils d’une naturopathe !

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez la femme, malheureusement chez des personnes de plus en plus jeunes. Les nombreuses campagnes de dépistages préventifs permettent effectivement de le diagnostiquer au plus tôt afin de proposer les traitements adéquats et d’en faire diminuer la mortalité. Cependant, ce problème concerne toutes les femmes et nécessite d’être pris au sérieux en faisant des dépistages réguliers afin de détecter les premiers signes, mais aussi les récidives. L’hérédité joue bien sûr un rôle prédominant dans les facteurs de risques, comme la présence du gène BRCA par exemple, mais il n’y a pas que la génétique qui est en cause, notre mode de vie influe énormément sur les hormones et notre état de santé générale. Une réelle campagne de prévention a toute sa place auprès de celle du dépistage , afin de diminuer au maximum les risques de cancer du sein. Blanche Rautenstrauch, naturopathe du réseau Médoucine, nous explique comment modifier nos habitudes afin de favoriser une bonne santé et diminuer nos risques de ce cancer.

Les hormones au cœur du problème

Grâce à de nombreuses études, on sait que 90% des cancers du sein sont hormonaux dépendants, cela signifie que la tumeur répond aux différentes stimulations hormonales de notre corps. Le problème ? Nous exposons notre organisme aux hormones sans cesse. En première ligne : les perturbateurs endocriniens. Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques ou naturelles qui interfèrent avec notre système endocrinien. Certains médicaments ont pour fonction de modifier nos hormones comme les pilules contraceptives ou les traitements utilisés dans les cas de FIV. Les réels perturbateurs endocriniens nous entourent de façon plus sournoise, on les retrouve dans les pesticides (donc les aliments), les herbicides, les retardateurs de flamme, les plastiques, les produits cosmétiques… Il convient donc de limiter son exposition à ces perturbateurs endocriniens le plus possible en adaptant son mode de consommation.

Bien choisir ses produits

Bisphénol A, paraben, phénoxyéthanol, phtalates, sels d’aluminium… Autant de noms barbares que l’on a pourtant déjà entendus et qui sont à éviter, plus particulièrement dans les cosmétiques, en contact direct avec la peau. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de comprendre les étiquettes. C’est pourquoi il existe des applications qui permettent de scanner les codes-barres des produits cosmétiques et d’avoir un aperçu rapide sur la dangerosité du produit, pratique ! Côté maison, on peut éviter par exemple de réchauffer des plats en plastique au micro-ondes, privilégiant des contenants en verre et la cuisson au bain-marie. Pour le ménage, il existe des produits d’entretien plus naturels, à base de vinaigre, de bicarbonate de soude et citron ou de savon de Marseille par exemple.

Bien choisir sa contraception

Pour réguler ses hormones, il convient de faire une utilisation adaptée de la pilule ou des contraceptifs d’urgence, afin d’éviter les surexpositions, sur le long terme. Il est possible de réguler son cycle naturellement grâce à une bonne hygiène de vie et un accompagnement en phytothérapie avec un naturopathe ou thérapeute spécialisé. Le stérilet au cuivre peut aussi être une alternative intéressante lorsque c’est possible, pour cela, on prendra conseil auprès de son gynécologue.

Réguler son poids

Dans les cas de surpoids et surtout d’obésité, les cellules adipocytes ont une action œstrogénique sur le corps et augmentent fortement les risques de cancer du sein. Réguler son poids est donc une des mesures de prévention primordiale ! Une activité physique régulière est d’autant plus bénéfique, car elle permet d’activer la circulation sanguine, offrant une meilleure oxygénation des tissus, de lutter contre la surcharge pondérale et d’augmenter la sécrétion d’endorphines, molécules de bien-être et vitalité ! Les excès de sucre, l’aliment préféré des tumeurs, sont à éviter au maximum, car consommé trop fréquemment, le sucre entraîne une insulino-résistance, ou diabète gras, facteur d’inflammation de bas grade dans tout l’organisme.

Bien s’alimenter

Une alimentation saine à base de produits frais et entiers est l’un des premiers facteurs de santé et de prévention. Pour cela, mieux vaut éviter les produits industriels et raffinés (plats préparés, conserves, sauces, chips, gâteaux…) et privilégier les légumes et fruits de saison idéalement bio. Les légumes verts (choux, brocolis, épinards, crucifères, poireaux…) et les légumes colorés (tomates, carottes, betteraves, potimarrons, poivrons…)  sont riches en vitamines et antioxydants. Les champignons comme les shiitakés ou les pleurotes, les petits fruits rouges (myrtilles, cerises, cassis, grenades), mais aussi les super-fruits comme les baies de goji, les baies d’açai, l’acérola sont réputés pour leurs apports et vertus anti-cancer. On évitera les aliments à base de farines blanches pour privilégier les céréales complètes (avoine, quinoa, boulgour, riz complet, épeautre…). Il convient de limiter sa consommation de viande rouge à deux ou trois fois par semaine maximum et de s’orienter plutôt vers les viandes blanches bio ou avec le label bleu blanc cœur (source d’oméga 3 ). Augmenter sa consommation de poissons gras et notamment les plus petits comme les sardines ou les maquereaux pour leur teneur en oméga 3 auront une action anti-inflammatoire. Les légumineuses (lentilles, fèves, pois…) qui apportent fibres , protéines et minéraux peuvent aussi être intéressantes pour remplacer les protéines animales plusieurs fois par semaine . Réduire sa consommation de produits laitiers de vache peut permettre de diminuer l’inflammation de bas grade intestinale et de limiter les facteurs de croissance présents dans le lait de vache. Les yaourts de chèvre, brebis ou végétaux bio peuvent les remplacer. En revanche, les produits à base de soja, non fermentés, sont à consommer avec modération, ayant eux même une action phyto-oestrogénique ! Il est aussi important d’inclure de bonnes graisses, sous la forme d’huiles (colza, lin, chanvre, cameline), mais aussi en mangeant des noix et oléagineux (amande, noix du Brésil, noix de pécan, graines de courges, graines de lin) qui sont riches en oligo-éléments comme le zinc et le sélénium. Enfin, on limitera sa consommation d’alcool (notamment les alcools forts et la bière), mais par contre, un verre de vin rouge bio une fois de temps en temps sera tout à fait bénéfique ! Changer son alimentation peut paraître difficile, tout ne peut se faire d’un coup ! L’accompagnement d’un naturopathe peut être intéressant pour trouver le régime alimentaire qui vous convient, tout en respectant vos habitudes et vos goûts.

Prendre du temps pour soi

Enfin, privilégier le lien social : sortir, rire et se faire plaisir est essentiel pour son bien-être, permettant ainsi de se libérer du stress et de prévenir bon nombre de maladies !

 

 

Par Blanche Rautenstrauch, naturopathe certifiée et validée du réseau Medoucine.

 

 

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