Et si la mort n’était pas une fin, mais une continuité ? Dans son nouvel ouvrage La Preuve, Stéphane Allix nous invite à questionner nos certitudes les plus profondes. Journaliste reconnu, ancien reporter de guerre et fondateur de l’INREES, il explore depuis des années les expériences dites « extraordinaires ». Mais ce livre marque un tournant dans l’exploration de l’invisible.
Une affaire criminelle comme point de départ
L’histoire commence en octobre 2010. Aurélie, 27 ans, est retrouvée morte à son domicile, aux côtés de son mari. L’enquête conclut rapidement à un féminicide suivi du suicide du conjoint. Une version officielle qui laisse les proches démunis, avec un sentiment d’injustice et de zones d’ombre. Quinze ans plus tard, Stéphane Allix décide de rouvrir symboliquement le dossier, non pas par une contre-enquête policière, mais par une expérience radicale.
Une expérience inédite avec des médiums
L’auteur soumet la photo d’Aurélie à sept médiums, un voyant et un mentaliste. Aucune information ne leur est communiquée, hormis le fait qu’elle est décédée. Ni son identité, ni la date, ni les circonstances de sa mort. L’objectif est clair : tester la réalité de la médiumnité et comprendre comment ces praticiens affirment entrer en contact avec les défunts.
Ce qui émerge de ces rencontres dépasse largement ce que Stéphane Allix avait imaginé. Des éléments concordants, des détails troublants, des ressentis similaires apparaissent au fil des séances. L’auteur, pourtant habitué à garder une distance critique, se retrouve profondément ébranlé.
Doute, rigueur et ouverture d’esprit
La Preuve n’est pas un manifeste mystique ni une démonstration dogmatique. Stéphane Allix conserve une posture journalistique, oscillant entre scepticisme, questionnement et sincérité. Il partage ses doutes, ses résistances, mais aussi son bouleversement face aux résultats obtenus. Cette honnêteté rend le récit particulièrement puissant et accessible, même pour les lecteurs les plus rationnels.
Un livre qui parle aussi de deuil et de guérison
Au-delà de l’enquête, La Preuve touche à l’intime. Il interroge notre rapport à la mort, à l’absence et au lien qui persiste après la disparition d’un être cher. Pour celles et ceux qui traversent un deuil ou une période de remise en question, ce livre peut offrir un espace de réconfort, sans jamais promettre de réponses toutes faites.
Une lecture qui transforme
Que l’on croie ou non à la médiumnité, La Preuve laisse une empreinte durable. Il invite à ralentir, à écouter autrement et à accepter que tout ne puisse être expliqué par la seule raison. Un ouvrage troublant et profondément humain, qui ouvre une brèche vers l’invisible… et vers soi.




















