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« Le jour où Rose a disparu » : un roman sur les blessures invisibles et la force de renaître

Avec « Le jour où Rose a disparu », paru le 1er octobre 2025, Julien Sandrel confirme son talent pour raconter des histoires profondément humaines, où l’émotion et le suspense se répondent. Après le succès de « La Chambre des merveilles », l’auteur revient avec un roman intense, porté par deux héroïnes que tout semble opposer, mais que la vie va relier de façon bouleversante.

Deux femmes, deux vies, un lien invisible

À Toulon, Aïda est embauchée à la Maison des femmes, un lieu dédié à l’accueil et à l’accompagnement de celles qui tentent de se relever de violences. Elle y découvre un espace à part, où l’écoute, le soin et la solidarité permettent peu à peu de reprendre pied. Aïda s’attache à cet endroit et à celles qui y trouvent refuge, tout en restant sur ses gardes. Certains silences, notamment ceux d’un jardinier bénévole, éveillent en elle une méfiance instinctive.

À des centaines de kilomètres de là, à Bruxelles, Rose se réveille dans un hôpital. Elle a perdu la mémoire. Elle ne sait plus qui elle est ni d’où elle vient. Son seul repère : une inscription griffonnée sur sa hanche, un prénom et un numéro de téléphone presque effacés. Rose est vivante, mais coupée de son histoire.

Ces deux femmes ne se connaissent pas. Elles ne se sont jamais rencontrées. Et pourtant, leurs destins sont intimement liés.

La mémoire, le traumatisme et la reconstruction

À travers ce double récit, Julien Sandrel explore avec finesse les mécanismes du traumatisme et de la mémoire. L’amnésie de Rose interroge : est-elle une perte ou une protection ? Peut-on se reconstruire sans se souvenir ? Le roman pose une question essentielle : sommes-nous définis uniquement par notre passé ou avons-nous la capacité de nous réinventer ?

Du côté d’Aïda, c’est l’engagement et l’écoute qui sont mis en lumière. La Maison des femmes devient un personnage à part entière, symbole de résilience collective et de réparation. Le roman rend hommage à ces lieux et à ces femmes qui, chaque jour, œuvrent dans l’ombre pour redonner de la dignité et de la force à celles qui ont été brisées.

Un suspense émotionnel au service de l’espoir

« Le jour où Rose a disparu » se lit comme un thriller émotionnel. Les révélations s’enchaînent, maintenant le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages. Mais au-delà du suspense, c’est surtout l’humanité du récit qui touche. Julien Sandrel évite le pathos et préfère la justesse des émotions, la douceur mêlée à la rage de vivre.

Un roman lumineux malgré l’obscurité

Traversé par la colère, la peur et la douleur, le roman est aussi profondément lumineux. Il parle d’espoir, de liens, de renaissance. Le jour où Rose a disparu est un livre qui rappelle que même lorsque tout semble effacé — la mémoire, les repères, l’identité — il reste toujours une possibilité de retrouver la lumière.

Un roman fort, sensible et nécessaire, qui résonne longtemps après la dernière page.

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